Pour célébrer les 80 printemps de Jean, vingt randonneurs — enfants et petits-enfants — se retrouvent sur les chemins légendaires du Velay, berceau de la Voie Podiensis (GR 65), l'un des grands chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Trois jours de marche, de rires et de souvenirs gravés dans le basalte volcanique. Que chaque pas soit un hommage à celui qui nous a appris à regarder loin devant.
La Vallée des Ancêtres
Départ du Puy-en-Velay sous les volcans endormis, le long des vieilles drailles où les pèlerins tracèrent leur route vers Compostelle.
On s'élance depuis le parvis de la cathédrale du Puy-en-Velay, joyau roman perché sur son dyke volcanique, avant de grimper progressivement à travers les plateaux de la Haute-Loire. Les genêts parfument les lauzes et les panoramas s'élargissent à chaque lacet, jusqu'au hameau de Montbonnet, posé sur les hauts plateaux comme une sentinelle du chemin.
Le Chemin des Crêtes
Traversée des hauts plateaux basaltiques avec panoramas à perte de vue sur les Cévennes et le massif du Mézenc.
Depuis Montbonnet, la piste plonge vers les gorges de l'Allier dans une descente spectaculaire : les versants se resserrent, le torrent gronde en contrebas, la végétation devient plus dense et sauvage. Au fond de la vallée encaissée, le village de Monistrol-d'Allier accueille les marcheurs avec ses maisons de pierre noire et son pont médiéval jeté sur la rivière.
Le Sentier de la Mémoire
Dernière étape en boucle, descendant vers les gorges et les châtaigneraies — le grand final d'une aventure familiale inoubliable.
Le chemin remonte avec générosité vers les grands espaces ouverts du Margeride : landes, prairies dorées et troupeaux de vaches de race Aubrac jalonnent cette montée lumineuse. On arrive à Saugues, étape historique sur la Voie Podiensis, dont la tour des Anglais veille depuis le Moyen Âge sur les pèlerins et les randonneurs qui passent.